DID YOU SPOT THAT ?

In the Flesh ? movie sequence 

Une des allusions les plus directes à la vie du groupe au sein de la version cinématographique de « The Wall » concerne les arrestations musclées de fans que l’on voit lors de la séquence In the Flesh ? Cela fait directement référence aux incidents dont le groupe a été témoin en Avril 1975 lors de sa tournée Nord-Américaine. A cette époque les autorités américaines ont tenu à faire une démonstration de force en procédant à des contrôles serrés visant à arrêter les personnes possédant de la drogue pendant les concerts de San Diego et du Sport Arena de Los Angeles.

Ces arrestations ont produit beaucoup de polémiques aux États-Unis car cela s’inscrivait par une reprise en main de la part des autorités. La drogue était en effet devenu un fléau majeur en raison de l’arrivée en masse d’héroïne extrêmement pure. Les ravages sur la jeunesse ont eu pour conséquence un recul de la tolérance de la part des citoyens qui ont alors élu des chef de police plus stricts (c’était l’époque de la « French Connection »). La plupart des charges furent finalement abandonnées.

Dès les premières versions des scripts de « The Wall » (il y eut au moins quatre traitements), cet épisode est clairement apparu. Il était même beaucoup plus développé mais il fut finalement réduit aux séquences de In the Flesh ? et Run like Hell (d’une certaine manière). Pour être complet, le groupe fit référence à ces incidents lors de la partie Vera des concerts originaux de « The Wall performed live » en 1980 (via des projections de photos.

Quand Alan Parker « spoliait » son film suivant

En Janvier 1981, Alan Parker alors engagé comme metteur en scène pour « Pink Floyd The Wall » était en train de tourner son film « Shoot the Moon »


Alan Parker:

«Eventually, I left for northern California to prepare Shoot the Moon and Roger phoned me with an idea. Why didn’t I produce the film with him, with Michael Seresin (my long time cameraman whom Roger had met separately) directing in tandem with Gerald Scarfe? The idea appealed because I could be vicariously involved with a project I had great hopes for, without having to sweat the blood that directing requires. Some hope. In January 1981 we began filming Shoot The Moon and, simultaneously, I arranged for our British production manager, Garth Thomas, to begin prepping The Wall with Production Designer Brian Morris, whom I had worked with many times before»

«The Making of the Wall - an essay», Alanparker.com


Il n’a alors pas hésité à faire un clin d’oeil subtil au Floyd au sein de son film

L’origine de la pochette de la compilation « Works » ? »

La pochette est fortement inspirée d’une oeuvre du peintre hollandais Wladimir Flem « Nederland industrialiseert » datant de 1948.

Recycled cover!

La pochette utilisée pour le coffret « Later Years » est en réalité un ancien projet proposé par Hipgnosis pour l’album qui deviendra « Animals » (avant que le thème orwellien de « la ferme des animaux » ne soit choisi).

This cover included in the recent « Later Years » boxset come from is an old project proposed by Hipgnosis for the album which would become « Animals »  (before the theme inspired by Orwell’s « Animal Farm »  was eventually chosen).

Aubrey Powell:

« It was originally an idea related to Animals but was never used, though I had always loved it. It had lain dormant ever since » 

« One of my turns », Prog Magazine, December 2019

« Flying sheep »

En 1977, lors de concerts dans les stades américains, le groupe a pensé propulser un mouton gonflable au-dessus du public. In 1977, during concerts in American stadiums, the group thought of propelling an inflatable sheep above the audience.

Roger Waters

« We had mortars and we had a pack of nine, and there were like Chinese fireworks and we would fire something that looked like a firework about a thousand feet into the air ... but when it ‘BOOF' ... it opened out ... into about four or five footlong tissue paper think parachute in the shape of the sheep with led feet so you speak and they would drift down over the crowd.

It was one of the most remarkable pieces of rock theater that i've ever seen and i've been desperate to do it, again ever since and now you can’t ... "health and safety » ... you can't for anything over the crowd » 

« Simple facts », 2015.

Festival de Montréal 1979

Afin de compenser les coûts énormes de l’administration du stade olympique de Montréal, les promoteurs canadiens et les autorités ont planifié un festival Rock réunissant Led Zeppelin, Paul McCartney et Pink Floyd pour l’été 1979! Les promoteurs comptaient sur les sorties simultanées de « In through the back door » de Led Zep (août 1979), « Back to the egg » de McCartney (juin 1979) et « The Wall » initialement prévu pour juin. Selon Donald K. Donald (le promoteur du concert catastrophique du groupe en 1977) si le premier était d'accord, l'accord de Floyd n'est jamais venu (la sortie tardive de « The Wall » était un gros problème). 

In order to offset the enormous costs of the Montreal Olympic stadium, the Canadian’s promoters and the authorities planned a Rock festival who packed together Led Zeppelin, Paul McCartney and Pink Floyd for the summer 1979!

The promoters were counting on the simultaneous releases of the Led Zep’s « In through the back door » (August 1979), Mc Cartney’s « Back to the egg » (June 1979) and « The Wall » originally scheduled for June. 

According to Donald K. Donald (the promoter behind the catastrophic group's gig in 1977) if the first agreed, the Floyd’s agreement never came (the delaying release of « The Wall » was a big issue).

«Le Devoir», 8 janvier 1980

Auto-références

Lors des spectacles de « The Wall » (1980-1981), Pink Floyd s'est auto-cité pendant la chanson Vera. Les projections sur le mur sont un témoignage sur les dernières années du groupe et en particulier ses tournées de 1975 et 1977. Les images projetées proviennent pour la plupart des clichés pris entre 1974 et 1975 par Storm Thorgerson et Jill Furmanovsky pour l'avorté projet du livre « In the Pink » (cf. cette page pour plus de détails). Certaines images ont depuis été diffusées sur d'autres médias, d'autres restent inédites. Notez les légendes sous les photographies.

During the original Wal shows (1980-1981), Pink Floyd self-cited during the song Vera. The projections on the wall are a testimony on the last years of the group and in particular its tours of 1975 and 1977. The projected pictures come for the most part from the shots taken between 1974 and 1975 by Storm Thorgerson and Jill Furmanovsky for the aborted book project "In the Pink". Some images have since been released on other media, others remain unpublished. Note the legends under the photographies.

Rick Wright Chords reference

Lors des luttes ovariennes entre le Pink Floyd new look et Roger Waters entre 1987 et 1990, Rick Wright révéla qu’il devait accorder la basse de Roger car il était incapable de le faire. Cela rejoignait les mots de Gilmour qui considérait que Waters était un musicien limité.

Wright

« (…) La seule fois où je fus en colère envers Roger était quand il jouait désaccordé; nous étions en Ré et il était toujours en Mi parce qu’il n’arrivait pas à l’entendre. Je devais accorder sa basse sur scène, vous savez. A l’époque, il n’y avait pas d’accordeur électronique, donc après chaque morceau, il penchait la tête de sa basse au-dessus de mes claviers et je lui accordait ».

« The 30th year technicolour dream », Uncut, Juillet 1995


Wright:

« The only time I'd get angry with Roger onstage was when he'd be playing out of tune; we'd be in D and he was still banging away in E because he couldn't hear it. I had to tune his bass onstage, you know. In those days there were no strobe tuners, so after every number he'd stick the head of his bass guitar over my keyboards and I'd tune it up for him »

« The 30th year technicolour dream », Uncut, July 1995

Roger Waters s’est défendu de cette anecdote. Néanmoins, des images le prouvent comme celle captée en Novembre 1970 au Danemark ou encore en 1973:

Screen Movies

S’il est acquis que les premières projections sur scène datent de la tournée française de 1974 (il s’agissait modestement de projections d’images fixes), l’idée est beaucoup plus ancienne. Dans le deal qui lia le groupe à M.Antonioni pour la bande-son de « Zabriskie Point », le Floyd demanda l’autorisation d’utiliser la spectaculaire scène de fin montrant l’explosion de la villa au ralenti et sous de multiples angles. Le Floyd envisagea d’utiliser cette séquence dès sa tournée américaine de 1970 comme l’indique ces coupures de presse:

Article du 12 Mai 1970 du « The Cincinnati Enquirer »

17 Apr 1970 The Fresno Bee

Cette séquence fut finalement intégré au titre Eclipse qui concluait les performances de « The Dark Side of the Moon » à partir de la tournée britannique de 1974.

« Close our eyes to the octopus ride! » 

Lors du festival gratuit au Crystal Palace de Londres le 15 Mai 1971, le Floyd utilisa un de ses premiers effets gonflables. Cet effet fut crée par un groupe d’artistes hollandais appelé « Eventstructure Research Group » pour une exposition de 1968. Il s’agissait d’une pieuvre de 25 mètres de long et de 8 tentacules. Quand l’air était injecté dans la structure, la pieuvre émergea lentement à la surface du lac.


Aubrey Powell:

«(Roger) was thinking all the time, "How can we better this ?" But it really stated way back at that Crystal Palace gig with that inflatable octopus. I think he realised that the audience appreciated something more that just the band. You see him today and he's gone off the clock with it, which is fantastic!»

«To Infinity... And Beyond!», Uncut, May 2019

Même si cet effet causa la mort de la faune marine en raison de l’utilisation de bombes de fumées roses. Trois ans plus tard, cette idée fut reprise et améliorée:


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